Tourisme à Aumont-Aubrac à l'époque

Tourisme à Aumont-Aubrac à l'époqueAumont-Aubrac (1.043 m.; chemin de fer; cars pour Nasbinals; Hôtel du Centre, 12 chambres; Hôtel Prunière, 12 chambres), 1.113 habitants, sur le plateau du Gévaudan, est le meilleur point d'accès pour Aubrac.

Tourisme à Aumont-Aubrac à l'époqueA 7 km Sud-Est d'Aumont Aubrac, Javols, simple village à 970 m, sur la Triboulin, affluent de la Truyère, est l'antique Anderitum, capitale gauloise des Gabales, plus tard cité gallo-romaine appelée Gabalum. On y a découvert de nombreuses antiquités romaines. En 1937, les substructions de thermes et de divers édifiées ont été mises an jour sur les deux rives du Triboulin.

D'Aumont à Aubrac (31 km Sud-Ouest par la route N. 587; service automobile pour Nasbinals). La route N. 587 s'élève à l'Ouest à travers des bois de pins. Malbouzon (1.174 m.), au-delà duquel la route parcourt les vastes nâturages de l'Aubrac.

Nasbinals (1.180 m.). La route N. 9 continue de courir au Sud à travers un plateau mamelonné, peu habité, traverse le Triboulin, s'élève jusqu'à 1.129 m. au carrefour des Issarlets, franchit la Crueize au Moulinet et descend rapidement dans le vallon du Travel qu'elle suit jusqu'à son débouché dans la vallée de la Colagne.

Aubrac (1.300 m.; cars pour Espalion et Aumont, en été; Hôtel d'Aubrac, 12 chambres, tél. 7; Hôtel Moderne, 40 chambres, tél. 2; Hôtel Parisien, tél. 3; Hôtel des Montagnes, tél. 5; Poste en été; télégraphe téléphone toute l'année), hameau de la commune de Saint-Chély d'Aubrac, à proximité des bois d'Aubrac (Sud-Est) et de Regamba (Nord-Ouest), au milieu d'immenses pâturages qui se prêtent admirablement à la pratique du ski.

C'est une remarquable station d'altitude où les citadins et surtout les "Auvergnats de Paris", ainsi que les convalescents de Vichy ou autres villes d'eaux, viennent faire une cure de repos, de grand air et de petit lait.

Elle se compose uniquement de l'ancienne dômerie (dont l'église est desservi pendant l'été) et du groupe des hôtels, tous réputés pour leur table.

Tourisme à Aumont-Aubrac à l'époqueLe plat local, l'aligot, est une purée de pommes de terre avec de la tome ou lait caillé. L'hôtel Royal, installé dans un ancien sanatorium, est fermé depuis 1940.

Tourisme à Aumont-Aubrac à l'époqueLe pays d'Aubrac, dont la base de schiste et de granit est revêtue d'un large nappe de matière volcanique, s'étend du Nord-Nord-Ouest au Sud-Sud-Est sur un longueur de 50 à 60 km et une largeur de 30 à 40 km. Il couvre le grand triangle dessiné au Nord et à l'Ouest par la vallée de la Truyère, au Sud par la vallée du Lot, et limité à l'Est approximativement par la voie ferrée Saint-Flour-Béziers.

L'Aubrac appartient aux trois départements du Cantal, de la Lozère et de l'Aveyron, jadis Auvergne, Gévaudan et Rouergue.

Les monts d'Aubrac, qui s'élèvent jusqu'à 1.471 m. au signal de Mailhebiau, ne sont en réalité, à leur faîte, qu'une immense étendue de plateaux mamelonnés et se rattachent à l'Est aux monts de la Margeride par les hauts plateaux d'Aumont, de Saint-Chély, de Saint-Amans et du Palais-du-Roi.

Les monts d'Aubrac étaient autrefois couverts de forêts, dont il existe des restes sur le versant 0uest: les bois de Saint-Urcize, de Regambal, de Laguiole et la forêt d'Aubrac.

Aujourd'hui ce sont surtout des pâturages, vastes solitudes où l'on ne trouve que de l'herbe en été et de la neige pendant six mois d'hiver.

Près de 40.000 bêtes à cornes de la célèbre race d'Aubrac viennent y estiver de mai à octobre. De distance en distance se montrent des "burons" où, comme dans les montagnes du Cantal, les "Cantalès" fabriquent le fromage renon appelé "fourme".

Les nombreux lacs qui remplissaient autrefois les cuvettes de ces plateaux ont été peu à peu comblés par la tourbe; il en subsiste encore six ou sept dont le plus grand est le lac de Saint-Andéol et le plus pittoresque le lac des Salhiens. Cette région rappelle aux touristes anglais les hautes terres ou highlands de l'Ecosse.
Laguiole à l'Ouest, Nasbinals à l'Est étaient les capitales de l'Aubrac. Mais l'établissement le plus célèbre était la maison hospitalière et monastique de la Dômerie d'Aubrac, près des restes de laquelle s'est développée aujourd'hui la principale station estivale de la région.

Tourisme à Aumont-Aubrac à l'époqueLa dômerie, ou hôpital de Notre-Dame-des-Paumes, fut fondée par Adalard en 1120 et détruite pendant la Révolution. Elle avait pour but d'héberger les voyageurs traversant ces hautes solitudes, et notamment les pèlerins de Rocamadour et de Saint-Jacques-de-Compostelle. De ce curieux village monastique, il ne reste qu'un bâtiment des XV° etXVI° habité par les gardes forestiers, la tour des Anglais (1353), grande tour carrée haute de 30 m., des pans de murs ruinés et une remarquable église romTourisme à Aumont-Aubrac à l'époqueans, voûtée en berceau brisé, de la fin du XII°, avec clocher carré du XV° (cloche de 1772 qui appelait les voyageurs perdus dans la tourmente, comme l'indique son inscription: Errantes revoca).

A 8 km Sud-Ouest, Saint-Chély-d'Aubrac, d'où l'on peut descendre au Sud dans la vallée du Lot, sur Saint-Geniez-d'Olt. La plus intéressante excursion d'Aubrac est celle des lacs qui se fait par Nasbinals et la route de Saint-Germain-du-Teil.

A 3 km 5 Nord, à droite de la route de Laguiole, la croix des Trois Evêchés est érigée à la limite des trois départements du Cantal, de la Lozère et de l'Aveyron. De ce point, on fait facilement l'ascension du puy de Gudette (1.435 m.), au Nord, ou des Trucs d'Aubrac (1.447 m.; panorama), à l'Ouest, point culminant des bois de Regambal.

Signal de Mailhebiau (au Sud-Est; point culminant de l'Aubrac, 1.471 m.; 2 h. jusqu'au sommet), signalé par une pyramide en bois. On s'y rend (10 km env.) par le sentier des limites qui suit la crête formant limite entre les départements de la Lozère et de l'Aveyron. Du sommet, on peut descendre en 40 min., à l'Est-Sud-Est, sur le col de Bonnecombe (1.343 m.), d'où l'on reviendrait par la route de Nasbinals (16 km du col) qui permet de voir les lacs de l'Aubrac.

D'Aubrac, on suit au Sud-Ouest la route N. 587: magnifique descente de 23 km vers la vallée du Lot, d'abord à travers les immenses pâturages de l'Aubrac. La Remise, où l'on croise la route de Laguiole à Saint-Geniez-d'Olt. Saignes (857 m.); château. La route, traversant des châtaigneraies considérables, longe le rebord de la magnifique gorge boisée où coule à gauche la Boralde Flaujaguèse: très belles vues au Sud sur la vallée du Lot, le causse de Séverac et le plateau du Levezou. Puis elle court sur l'arête séparant la Boralde Flaujaguèse, à gauche, de la Boralde de la Boire à droite. Descente rapide dans la vallée du Lot qu'on atteint à Saint-Corne.

L'Etoile Chambres et tables d'hôtes à La Bastide Puylaurent entre Lozère, Ardèche et Cévennes

Ancien hôtel de villégiature avec un magnifique parc au bord de l'Allier, L'Etoile Maison d'hôtes se situe à La Bastide-Puylaurent entre la Lozère, l'Ardèche et les Cévennes dans les montagnes du Sud de la France. Au croisement des GR7, GR70 Chemin Stevenson, GR72, GR700 Voie Régordane (St Gilles), Cévenol, GR470 Sentier des Gorges de l'Allier, Montagne Ardéchoise, Margeride, Gévaudan et des randonnées en étoile à la journée. Idéal pour un séjour de détente.